Logique En-tete
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Genèse de l'implication du mainstream;

Dénonciation de la proposition fallacieuse;

et Correction, en faveur d'une logique saine,

respectueuse du temps.

1ère édition: 2016-08-01;

Mise à jour: 2016-09-02 (annexes).

Préambule:

Lorsque je dis: « Il est faux que Pierre agit. », cela ne m'autorise absolument pas à déduire que Pierre existe, car « Il est faux que Pierre agit » n'a aucune valeur

juridique pour affirmer l'existence de Pierre. Zénon, lui, trouve ça cool, de laisser entendre que Pierre existe; c'est cette bêtise qu'il va nous dire en 3ème

proposition. Mais Zénon n'a pas été aussi idiot que ça ; au lieu d'utiliser un exemple abstrait comme pour les deux premières propositions, il a utilisé la

« terre » comme sujet, laissant entendre que c'était du concret, lui permettant ainsi de cacher ce qui devait être faux dans son exemple.


« Vies et doctrines des philosophes illustres » - textes rassemblés par Diogène Laërce,

éditions: Le Livre de Poche, (collection: La Pochotèque)

- Livre VII, Zénon:

«Conditions de vérité d'une proposition

Du vrai suit le vrai, selon les Stoïciens, comme de la proposition «Il fait jour», la proposition «Il y a de la lumière».»

-Là, ces stoïciens s'auto-crédibilisent en faisant suivre «Du vrai suit le vrai» par «selon les Stoïciens». Pour être conforme, «selon les

Stoïciens» doit précéder le contenu informatif.

(Le mieux serait encore que Zénon (d'Elée, devenu

stoïcien sur le tard) signe son article).

Suite:

« Du faux suit le faux, comme de «Il fait nuit», si c'est faux, suit «il y a de l'obscurité».»

-Là, ces stoïciens se mettent en branle en vous prenant pour des abrutis; étant donné qu'ils ont précédemment pris l'exemple du jour pour le vrai, tout ce

qu'ils font, c'est de vous laisser entendre que la nuit est fausse.

Vous ne pouvez pas intégrer, ni assimiler le faux - c'est sa définition. Une chose est fausse lorsqu'elle ne correspond pas à la rélité.

Un énoncé juste, aurait été de prendre une situation sur Terre en une certaine date où il faisait jour, afin que nous puissions affirmer que

la nuit était fausse, comme le « si » nous le permet.

Mais si la nuit est fausse, alors cela ne mène à aucune conséquence - de sorte que je ne peux pas statuer sur cette conséquence.

Lorsque je dis «faux», je signifie le contraire de «vrai». Une chose vraie est une chose qui a lieu; si cette chose devient fausse, cela ne veut pas dire qu'elle a

changé de «nature» par rapport au moment d'avant; cela signifie que la chose considérée n'a tout simplement pas, ou plus, lieu.

Or une chose qui n'a pas lieu ne mène - espérons-le! - à aucune conséquence, et ce n'est pas en contradiction avec ce que j'ai écrit plus haut.

«faux» est un adjectif qui se rapporte à un sujet.

Lorsque je dis «cette chose est fausse», fausse se rapporte au sujet par le verbe être.

Comment le verbe être opère-t-il; est-il au moins commutatif? -La question semble curieuse.

Lorsque je dis «Philippe est un homme grand et bon», je signifie que Philippe a deux qualités, que j'ai introduites dans un homme, qui s'instancie en Philippe. (Selon ce sens: ⇐).

Si je dis, d'une manière moins courante: «Un homme grand et bon est Philippe», alors «est» n'a pas le même sens (⇐), car si la phrase était lue avec ce sens entre parenthèses, «Un homme grand et bon est Philippe»

ne voudrait plus dire grand-chose. Le sens reste orienté vers l'instance la plus particulière ; ainsi: ⇒.

Le verbe être n'est donc, en général, pas commutatif. (Je reviendrai sur ce point, plus bas).

La négation:

La négation est un abus de langage pour dire que l'opération opérée sur le sujet le rend non avenu dans le lieu considéré.

Ainsi n'y a-t-il de telle chose qu'une négation (au sens mathématique).

Lorsque je dis «non-propre» ou «impropre», l'expression commençant par le préfixe «im-» fait juste une emphase, dans la deuxième expression.

Ainsi en est-il pour le «a-» privatif, par définition, et pour le préfixe «anti-».

«Anti-» souligne une rébéllion contre une institution, politique, religieuse, une rébéllion contre une mouvance dominante, mais ne peut pas signifier

le «contraire» de cette mouvance.

Corollaire - le «contraire» de «faux»:

«Une chose est fausse» signifie véritablement que ladite chose n'a pas pas lieu, car une personne ne peut introduire dans une chose le concept «anti»,

(une «anti-nature»).

Le contraire d'une chose qui n'a pas lieu peut être que cette chose ait lieu, mais peut aussi signifier qu'une autre chose ait - ou non! - lieu.

CE QUI NE SIGNIFIE PAS POUR AUTANT QU'UN FAUX MÈNE AU VRAI!*

Ainsi, le contraire de «Dieu est faux« peut être que «Dieu est vrai», peut être que «satan est faux» ; en fait, chercher un contraire n'a pas de sens.

*La vérité d'une proposition doit donc être soigneusement distinguée de la vérité sur le sujet.

Tout ceci étant mentionné, j'admets tout à fait que du faux suit le faux; il suffit pour cela qu'une chose soit fausse en un intervalle de temps en un lieu, et qu'elle reste fausse

en l'intervalle de temps suivant en ce même lieu.

Suite:

«Du faux suit le vrai, comme de «la terre vole» suit «la terre existe».

C'est la proposition fallacieuse, qui a arnaqué les humains pendant de millénaires. Cette proposition expose que «la terre vole» inclut « la terre existe».

NOTEZ QUE LA PHRASE N'EST PLUS EXPLICITÉE COMME CE FUT LE CAS PRÉCÉDEMMENT.

L'énoncé commet deux erreurs:

  1. Il suggère que l'action de voler de la Terre implique son existence, ce qui est abscons;

  2. Comme il n'est plus explicité, il oublie de préciser que «la terre vole» est faux!

Rappelez-vous ce que j'ai mentionné précédemment:

chercher le contraire d'une chose fausse (en admettant que ce fut leur tentative ou volonté ici) ne signifie pas que cette chose existe.

En fait, on ne peut pas déduire l'existence d'une action asbente. L'action absente d'une chose signifie qu'on ne voit pas cette action, ce qui ne signifie aucunement que le sujet de l'action, absente, existe.

En peu de mots: Vous ne pouvez pas extraire une vérité, même élémentaire, de quelque chose de faux! Où quelque chose de faux, c'est à dire qui n'a pas lieu, tient

pour élémentaire (conecernant le sujet) - ou pour une proposition, car (pour l'emphase, même si je l'ai déjà dit), si je dis «Pierre agit» est faux,

je ne peux aucunement déduire que «Pierre existe».

Suite:

«Mais du vrai, le faux ne peut s'ensuivre».

Remarquez qu'on a changé le verbe «suivre» par « s'ensuivre», qui prend - ou pire - essaie de faire passer l'effet pour la cause. Il y avait certainement un terme grec ancien

signifiant «suivre» qui s'inversait en un autre signifiant «s'ensuivre» - je ne prétends pas là qu'il s'agit d'une erreur de traduction, ni d'une intention du traducteur

(Marie-Odile Goulet-Cazé).

L'énoncé linéaire, reprenant la formulation qui précédait pour les autres cas, s'écrit alors ainsi:

«Du vrai ne suit pas le faux».

L'énoncé est édifiant de prétention, et surtout contraire à l'expérience de tous les jours!

Tous les autres énoncés ont été présentés très clairement, même si l'avant-dernier fut une ineptie. Alors que le dernier

énoncé essaie de faire passer la pillule de la vérité définitive avec une introduction «Mais», qui laisse attendre une surprise, en plus de ce que

j'ai mentionné avant.

Zénon essaie de justifier sa prétention en séparant l'exemple; alors que les autres exemples ont été présentés très linéairement avec

«comme», Zénon introduit son exemple avec «Car» qui suggère qu'il connaissait quelque chose qu'il ne vous a pas encore mentionné, à la façon

dont il voudrait vous faire sentir inférieur à lui, et effectue une emphase en vous «informant»

que «la Terre existe» est une proposition.

Non content de tout cela, Zénon semble reprendre son précédent exemple au lieu d'en prendre un nouveau.

Ainsi, par cette boucle, il vous redirige sur quelque chose que vous pensez avoir compris, ce qui lui permet de conclure l'affaire facilement.

Voici la suite et fin, l'exemple:

«Car de la proposition «la terre existe», il ne s'ensuit pas que «la terre vole» ».

Un verbe ne signifie pas forcément une action.

J'ai questionné tout à l'heure si le verbe être était commutatif - ce qui en général n'est pas le cas, à moins d'avoir des attributs qui identifient le sujet

(c'est à dire qu'ils sont en nombre suffisant).

Ici, je re-questionne sur le verbe: Que fait le verbe «existe», vis-à-vis de la Terre ?

-Rien au sens de l'action; il fait juste une emphase sur la Terre, une affirmation dans l'affirmation, pour ceux qui doutent que la Terre existe au cas oû ils ne croiraient pas leurs yeux.

Mais l'exemple est mal présenté ; comme on vient de le voir, de multiples embûches à la compréhension naturelle ont été posées.

-Ce que je mentionne ici, est que:

Le juste exposé semble évident, mais je n'ai aucune raison de reprendre le cas de la Terre, qui laisse admettre qu'elle vole, avec toute la lattitude laissée au verbe voler.

Le juste exposé donne:

«De Jean, il suit: Jean agit.»

Addendum: «Qu-est-ce qui est nécessaire, et qu'est-ce qui est suffisant?

Une cause est nécessaire, par définition. Si vous cherchez un résultat en effaçant systématiquement l'étape précédente, vous ne comprendrez rien du

tout: vous serez privé de votre mémoire comme de votre intelligence, étant donné que ces deux notions reviennent au même, selon une des définitions de l'intelligence.

L'effet n'est pas nécessaire, comme je le montre dans ce présent article.

Une cause peut-elle être suffisante? -Si la cause n'était pas suffisante, nous ne serions pas là pour en parler.

Une cause est nécessaire et non suffisante si elle ne génère pas d'effet; (par exemple, un homme qui a un appareil génital sans en retirer plaisir ou enfants, a

une cause insuffisante).

Par rapport à la cause, l'effet peut suffire, mais cela n'a pas vraiment de sens de se poser cette question. Si l'effet était suffisant, on pourrait attendre qu'il remplace complètement la

cause, mais là encore, nous n'avons pas véritablement de raison de nous attendre à ce que la cause disparaisse - car cela signifierait que nous perdîmes alors tant notre

mémoire que notre intelligence.

La cause est donc toujours nécessaire, l'effet peut suffire.

-Il n'y a de telle chose qu'une évalence logique, à partir du moment où la cause et l'effet ne peuvent s'échanger, c'est à dire se mettre chacun à la place de l'autre.

(D'ailleurs, j'attaquerai certaines preuves de la contraposée - en laquelle je crois pourtant - car elles utilisent l'équivalence logique. J'y montrerai pourquoi ces preuves ne tiennent pas).

Une cause peut mener à un effet, qui lui-même peut mener à un autre effet - auquel cas le premier des deux effets est la cause du deuxième effet.

DE TELLES CHAÎNES S'ARRÊTENT LORSQU'ELLES TOMBENT SUR DU FAUX.

-L'implication mainstream a la table suivante:

faux implique faux,

faux implique vrai,

vrai n'implique pas faux,

vrai implique vrai;

et s'exprime par le bilan: « nonA ou B »

(pas la cause ou l'effet).

Mais il s'agit là d'une logique irrespectueuse du temps, à cause du cas particulier où le « Ou » est un « Et », qui donne exactement la ligne où le faux

impliquerait le vrai, et qui est la ligne que je dénonce.

C'est pourquoi le syllogsime, d'apparence redondant (sur la cause), a été rendu nécessaire, et ne mène qu'à des indémontrables.

C'est une tautologie indémontrable, ce qui est une antinomie dont nous devons nous méfier.

Le seul moyen de distinguer le vrai du faux de maniére opérationnelle, était, pour Zénon, un faux qui peut mener au vrai, sans possibilité de vrai qui mène au faux.

Ca a dû lui permettre de se mettre, sur l'épaulette, le grade de «la vérité définitive». Mais il n'y a de telle chose qu'une vérité

définitive.

Selon le mainstream, dans le cas particulier problématique,

j'ai le droit d'écrire:

AB⇒ C

(résultat: C).

Mais nous venons de biffer les résultats intermédiaires - or il n'y a aucune compréhension dans un résultat.

La logique ne traite pas de «la naissance de lunivers à partir du néant» ; il s'agit du raisonnement humain lui-même.

La compréhension est dans le cheminement logique, ce pourquoi les causes ne peuvent pas être effacées.

Aucun faux ne peut mener logiquement au vrai. Si par co-ïncidence, une absence eût mené à une existence, alors c'est forcément parce qu'il nous manquait des paramètres ;

(comme une action divine pour le Big-Bang, qui est une manière de dire que du préexistant fut là depuis toujours).


Bilan

Si la compréhension courante de l'implication fût satisfaisante, il serait suffisant de poser une hypothèse fausse, puis de rédiger sur un nombre suffisant de pages, jusqu'à

ce que le faux tourne magiquement au vrai.

Comme vous le voyez, pas un seul gars sur cette planète n'ose le faire. Nous avons une implication (ou une série de-)

et personne ne veut utiliser sa 3ème ligne (excepté l'algèbre linéaire ou la géométrie). Le mieux que le raisonnement pourrait faire à propos du faux

serait alors de le confirmer (opération inerte), ou de le transformer magiquement, comme je l'ai mentionné deux phrases avant.

Mais nous ne voulons pas que le raisonnement soit inerte ou magique,

nous voulons que le raisonnement soit une construction.

Si le «vrai menait au vrai uniquement», les réponses auraient été garanties pour des siècles, et il n'y aurait aucun mérite dans les travaux d'études; plus encore,

avec cet état de choses, si «le faux peut mener au vrai» (sans réciproque), ce serait une cruelle malédiction que qeulque chose soit encore faux de nos jours.


«Pas la cause ou l'effet» doit être remplacé par: la cause ou pas de conséquance, dont les composantes suivantes:

[faux implique vrai] est invalide;

[vrai implique faux] est valide;

[vrai implique vrai] est valide;

[faux implique faux] est valide.

Concrément: Nous avons un pulsar dont nous recevons le signal radio. Le moment d'aprés, nous ne recevons plus le signal radio.

Je peux ne pas avoir d'idée exacte du mécanisme - comme c'est le plus probablement le cas - pour l'émission radio, mais lorsque je ne reçois plus celle-ci, cela ne signifie pas que le

pulsar a disparu; il faut juste attendre un moment jusqu'à nouvelle réception du signal radio.

Pour ceux qui pensent que la condition de réitérabilité de l'expérience est une condition métaphysique: je ne suis pas loin de penser que c'est la même chose (en référence

à la Table d'Emmeraude, qui mentionne que ce qui est en haut est comme ce qui est en bas). De toutes façon, si j'ai une représentation de mécanisme pour la rotation du pulsar,

la réitérabilité ne relève plus d'une croyance.

-Une science se disant basée sur la logique comme la physique, ne méne qu'à des destructions d'univers à long terme, parce que cette science veut un résultat. Mais souvenez-vous:

il n'y a pas de comprhension dans un résultat ; il y a une compréhension dans le cheminement logique, (si la logique est correcte - pas comme celle de Zénon).

-L'algèbre linéaire est quasiment reléguée au au rang d'invention artistique par cet article autant qu'elle fait un mésusage de l'implication - celui du mainstream - comme j'en

ai le souvenir.

-Il se peut même que l'égalité soit une implication notée différemment (si j'écris m/V = d, je n'ai aucun moyen de trouver d = m/V dans ce sens, sinon cela signifierait

inventer du contenu cognitif).

L'analyse, autant qu'elle effectue une réduction des informations (comme l'analyse en chimie ou en philosophie), est la seule mathématique légale (parmi les mathématiques

fondamentales).

Une cause est toujours nécessaire, un effet peut être suffisant.


Annexe 1/4 - Exemple du vrai qui implique le faux:

Un homme voit deux bases de bâtiments, jusqu'a une certaine hauteur, egale, pour les deux; mais il voit aussi que celui de droite a une base plus grande (100m x 100m), alors que

le premier parait avoir une base plus petite (de seulement 50m x 50m). La raison pour les voir en partie, est qu'il s'y trouve un brouillard, assez uniforme en altitude.

Tous les b&acric;timents que l'homme a vu jusqu'a ce jour (i. e.: dans cette experience de pensee) furent construits par des architectes qui avaient des acquis élémentaires de physique: ces architectes donnaient a leurs bâtiments une base plus grande

lorsque celle-ci devait supporter une plus grande hauteur. L'homme déduit donc que le bâtiment à base plus grande, celui de droite, est le plus haut des deux bâtiments.

Puis il appelle l'architecte, en lui disant ce qu'il a vu, et ce qu'il a déduit.

Mais l'architecte infirme sa deduction: «Je voulais donner en quelque sorte une signature artistique a l'ensemble de ma nouvelle creation.

Aussi le bâtiment de droite est-il un garage, qui a besoin d'une grande superficie, mais qui ne requiert egalement que peu de hauteur, alors que le premier bâtiment est une simple Habitation

à Loyer Moderé, qui doit pouvoir acceuillir beaucoup de monde sur une petite surperficie.»

-L'homme, completement dépité par cette infirmation, va sur les lieu le lendemain. Ce jour la, il fait beau, et l'homme constate que l'architecte avait dit vrai, de sorte la capitale déduction qu'il a faite, sur une base véritable, est fausse.

Nota Bene:

On peut me rétorquer que l'infirmation a necessite des informations externes - celles de l'architecte, de sorte que le vrai ne peut mener au faux de manière simple (en analyse).

Mais c'est inexact; dans l'expérience de pensée, le coup de fil à l'architecte est complètement optionnel.

L'homme a vértiablement infirmé sa déduction par confrontation à sa réalite.

Et il ne saurait en être autrement.

Rappelez-vous: une chose fausse est une chose qui n'a pas lieu. Pour constater cela, il faut aller sur ledit lieu, et constater que la chose n'est pas.

Et c'est bien ce qui fait que - heureusement! - la logique ne fait pas que de parler d'elle-meme. Les valeurs "faux" constituent ultimement une confrontation a la réalite qui a été invalidée.

Ainsi le faux n'a-t-il aucune possibilité de mener au vrai par construction logique, et que - par contre - au fil, mesures se faisant, incertitudes de celles-ci se cumulant aux autres, une chose classée comme vraie peut mener à un résultat faux.


Annexe 2/4 - Dialogue avec un mathématicien:

(En bref, comme j'ai eu plusieurs correspondance avec lui, je lui demande comment il va, puis lui expose ce que j'ai trouvé à redire à l'encontre de l'implication courante).

-Lui:

«L'implication (x=1 --> x>0) est toujours vraie.

En particulier pour x=2.

x = 1 est faux,

x > 0 est vrai,

ce qui donne: faux implique vrai.»

-moi:

«Vous avez juste fait une mise a jour de votre donne, en intercalant «En particulier...», une mise a jour anti-datée, qui plus est.

Si vous fournissez des documents anti-datés à une administration, vous risquez cher; pourtant, c'est ce que vous faites tous les jours, en mathématiques.»

Effectivement, pourquoi serais-je censé comprendre que «pour x = 2» doive remplacer le x = 1 de départ, «sans vraiment le remplacer»?

Tout l'art d'une haute science, comme metier, c'est d'éviter au prochain d'avoir à re-inventer la roue en son propre domaine.

Meme si je coopère à comprendre, «x = 1 --> x > 0, en particulier pour x = 2», que je fais une correspondance entre les couples ayant une égalite, alors j'en obtiens juste:

«x = 2 --> x > 0».

Mais même dans ce cas, il y a quelque chose qui pèche: Nous sommes en train d'utiliser une implication estimée comme étant vraie - en tant que tout! - afin d'expliquer qu'un faux puisse mener au vrai...

Le problème est pris complètement a l'envers! Pourquoi partirais-je d'un ensemble pour expliquer ses parties?

Ce n'est pas tout; dans le pire cas, je peux dire que «pour x = 2» n'est pas precisé comme étant vrai, donc par precaution, je le considère comme n'étant pas acquis ou vrai, c'est a dire qu'il est faux, de sorte que x «reste» egal a 1.

Et je peux même encore prétendre que la tournure du texte se suffit à elle-même, en prétendant que c'est x positif, qui implique «en particulier» que x = 2,

où «en particulier» signifie bien que c'est une Possibilité parmi d'autres nombres positifs.

Mais ce serait la une vue probabiliste ou modale de l'implication, que je n'envisage pas très sérieusement a ce jour.


Annexe 3/4 - Extrait d'un sympathique bouquin de logique:

«Introduction à la logique standard» - de Denis VERNANT.

-J'ai quand-même acheté ce livre avant d'effectuer la publication de ma critique; ne souhaitant pas effectuer cette dite publication sur la seule base d'acquis vieux de dix ans, j'ai ainsi opéré une sorte de mise a jour de ceux-ci.

Ce livre semble adopter un nouveau genre de modestie, en intitulant ses 400 pages par introduction. (C'est pas le seul; il y a aussi des bouquins de physique ainsi

intitulés. Alors on va voir dans le répertoire de l'auteur, et il n'y a aucun livre qui suit l'«introduction”.

A 400 pages l'«introduction“, on attendrait pourtant un traité de l'essentiel, de 1000 à 4000 pages).

De fait, considérant une introduction de 400 p., je serais invité à considérer l'auteur comme n'étant pas très compétant, vu qu'il n'arrive pas à passer l'introduction après 400 p.

Mais, comme mentionné, il semble s'agir plus d'une mode moderne, que de l'apanage de cet auteur.

Il est toutefois agréable à lire: tres bien structuré. Sa table des matières comprend jusqu'a 5 niveaux de listes hiérarchiques indentées, ce qui est important, lorsque l'on souhaite être rigoureux en traitant d'un tel theme.

Jusqu'a ce jour, je me suis focalisé sur son implication (p. 40), et la, ca devient déjà fâcheux.

On nous sort, en premier propos, une citation de Philon de Megare, ayant entre temps passé par le latin pour qu'il fut dit de marquer les esprits par la forme plut&oirc;t que par le fond, à savoir:

«Le vrai suit de ce que l'on veut»; il est en outre precisé en note de bas de page, que:

«La définition de l'implication de Philon de Megare correspond «exactement» à notre table de vérité.” Avec, entre parentheses, "IVe-IIIe s.", ca semble etre avant J. C.*

«exactement» veut dire ici que P. de M. rend 2 lignes sur trois des «vérités» de notre implication. Mais ca n'a rien d'étonnant:

Suite a une «decouverte», on trouve mille exégètes pour s'en attribuer la meilleure compréhension, et sur ces mille, rarement un seul n'ose remettre en question.

*-Est-ce que P. de M. etait antérieur, ou ultérieur à Zenon?

-A vrai dire, je n'en ai pas cure, à partir du moment ou Philon de Megare s'égare, en proposant, par sa citation, une définition encore plus incensée que ce qu'a fait Zénon.

«Le vrai suit de ce que l'on veut» constitue, selon moi, une proposition qui ne mérite même pas l'analyse dont a bénéficié Zénon, ci-dessus.

Elle voudrait dire que tout ce que nous souhaitons réaliser est possible, ou encore: "quand on veut, on peut"...

-La seule critique que j'en ferai, est que si vous croyez réellement que le faux peut mener au vrai (sur un claquement de doigts), alors vous serez prets à avaler n'importe quoi.

Denis Vernant semble discuter le cas contre-intuitif du faux qui mene au vrai (cas 3), en mentionnant:

"Si on rend le conditionnel (Ndr: l'implication) faux pour le cas 3, il se transforme en bi-conditionnel (ndr: en implication reciproque)."

-mais personne n'a prétendu qu'il fallait laisser fausse la ligne du vrai menant au faux.

Alors pourquoi cela devrait-il être juste que le faux mene au vrai, au lieu du vrai qui mene au faux? -Denis Vernant préfère ne pas avoir à expliquer cela.

-Un peu plus loin, en page 41, il explique:

«Les termes d'antécédant et de conséquent sont dangereux: le conditionnel n'est en rien un rapport de conséquence qui lie les deux éléments d'un même domaine. A fortiori...»,

puis, après «A fortiori», il mentionne a peu près la même chose, en disant que ce n'est pas une causalité.

-Quand on saura tout ce que ca n'est pas, on finira peut-être par savoir ce que c'est; enfin... pas sur.

Hum... «A fortiori» (forcement) sert à faire admettre une évidence à son auditoire, ou à rappeler quelque chose qui a déjà été expliqué... et non pas a statuer sur une prétention contre-intuitive.

Donc, si je comprends bien, notre symbole en fleche aussi doit être remplacé par n'importe quoi...

On ne peut pas prendre un philosophe antique, qui comprend le temps dans sa citation, comme pierre d'achoppement, pour ensuite s'exclamer: «Mais attention: il n'y a pas vraiment de temps».

En fait, (à échelle humaine), on a des déterminismes, éventuellement re-itérables, on en tire la facon la plus normale de raisonner, la logique, puis a ce stade, l'on prétend qu'en place du connecteur le plus essentiel, l'implication, toute forme de causalité ou de temporalité s'est évanouie?

Pardon, mais je n'en crois pas un traitre mot. Il s'agit juste d'une «mise a jour» de quelques modernes.

S'il n'y avait pas de causalité dans l'implication, ni de temporalité, alors le faux mènerait a RIEN;

surtout pas au vrai, et pas même au faux (en dehors de lui-même, sans quoi il y A temporalité).

-C'est la donne de travail consistant a distinguer OPERATIONNELLEMENT le vrai du faux, qui donne la logique, telle qu'expliquée dans tout mon précédant article, y incluse la temporalité.


Annexe 4/4 - Lesdites «logiques temporelles»:

Vous trouverez des logiques temporelles plurielles sur Wikipedia. Mais elles reprennent la définition mainstream de l'implication, qui est une logique a-temporelle (ou plus exactement, a composante anti-temporelle (faux mene au vrai)).

Cesdites logiques peuvent encapsuler cette implication si ca leur chante, faire des pirouettes si ca les amuse, elles ne sauraient consister en autre chose qu'un emplâtre sur une jambe de bois.

(Allez savoir si ce n'est pas même une intox a l'encontre de l'espionnage industriel...)

La logique - telle que je la re-définis - ne peut QU'ETRE temporelle.

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© Alexandre Courvoisier, 1028 Préverenges.

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